P1080712a   Ce serait chou de croire qu'ils naissent dans les choux. D'ailleurs ma première idée pour illustrer ce billet a été de courir à la fruiterie, d'acheter le plus beau chou frisé de l'étalage et de glisser entre ses feuilles un Tivélo tout neuf. Naaaaaa! Trop facile!

Deuxième scénario: On prend un cerveau, le premier qui nous passe sous les yeux et on y greffe un germe de Tivélo qui le parasite, qui s'agrippe, qui grossit à vue d'oeil et qui finit par prendre tout l'espace disponible. OUILLE!!! Trop souffrant, vivement l'accouchement !

Pour la troisième possibilité, et en supposant que de bricoler un Tivélo tienne de l'art évidemment, c'est une phrase d'un célèbre M. André Gides que j'ai envie de vous citer. Une phrase qui me donne beaucoup à réfléchir depuis plusieurs semaines déjà:

"L’art naît de contraintes, vit de lutte et meurt de liberté."

OK j'avoue que cette phrase vient faire vibrer en moi une corde sensible à toutes les injustices sociales. Et du coup, elle me donne envie de réagir pour changer ce mouvement qui apparaît "injuste" à mes yeux. Par la création (qui se présente ici sous la forme d'un Tivélo) je prends ma place dans ce mouvement et je tente, à ma façon bien sûr , d'influencer ce mouvement. Donner un coup de roue à la vie et lâcher le frein qui retient mes élans, rien de moins.

Je n'ai pas inventé le vélo miniature, pas plus que Michelin a inventé le pneu. J'ai créé le nom de "Tivélo", j'ai créé ce collier que j'ai envie de porter pour exprimer ma propre volonté à provoquer le changement. Mais au départ, je me suis inspiré d'un petit vélo reçu en cadeau d'un Espagnol rencontré à Vancouver il y a maintenant plus de 35 ans. Et oui!!! Petit vélo-bibelot que j'ai toujours gardé précieusement...endormi dans le fond d'un tiroir... et que j'ai eu envie de réveiller le jour où ma vie me donnait plus que l'impression de "rouler carré". Alors ce vélo est devenu mon défi, ma motivation à avancer, à faire mieux. Puis est arrivé l'heure de le remettre sur la route après une sérieuse mise au point et en lui donnant une grosse poussée pour qu'il file droit devant et qu' il m'aide possiblement à trouver le meilleur sentier pour les prochaines années. Je ne sais pas combien j'aurai à donner de coup de pédales, ni quand les changements de vitesse s'imposeront, ni combien de temps les pneus résisteront au crevaison mais, l'élan est donné.

D'autres avant moi ont fait naître des petits vélos. Peut-être que vous aussi, amis du voyage, les avez croisé sur votre route. Tortillaient-ils ce fil poussé par quelque contrainte que ce soit ? Ou n'était-ce (contrainte quand même) que pour tuer le temps entre 2 bornes ?

Bref , et je peux vous le dire par expérience, n'importe lequel d'entre vous pourrait se retrouver demain matin à la "salle d'accouchement". Ne vous restera plus alors qu'à vous rappeller ma petite histoire ou...à souhaiter très fort que le Tivélo se présente par le bon bout.